Samedi 14 février 2009 6 14 /02 /Fév /2009 07:42
Détails sur le produitQu'est-ce que le passé? Une histoire de mensonges, de secrets, de honte, d'exploits... Chacun de nous peut y réfléchir mais de là à obtenir la moindre réponse...
"Une ombre, sans doute" de Michel Quint (Ed Joëlle Losfeld) est l'un de ces nombreux romans où le héros revient sur les traces de son histoire afin d'y découvrir la vérité.
A la mort de ses parents, George Lefevre retourne sur les pans de son passé et grâce aux récits d'amis, met de la lumière sur ses origines... Le récit se déroulant dans le Nord de la France, où les souvenirs de la guerre et ses faits d'armes demeurent omniprésents... Un espion anglais charmant, un officier allemand trahissant son meilleur ami, des délateurs, des héros anonymes sont tant d'éléments, tant de pistes possibles que Quint exploite au maximum, quitte à nous y perdre.
A force de rebondissements, de virages à 90°, l'auteur sème son lecteur...Pourtant, le sujet du livre comme bon nombre de bouquins s'y rapprochant, est prenant, angoissant mais ici, avec ses flash-bacs, ses changements de narrateur, on ressent ces pages comme une véritable boule de laine emmêlée, étant obligé à chaque fin de chapitre, de respirer un grand coup afin de se replonger à l'intérieur... Le terminer est déjà pas mal, et le dénouement reste dans la même veine que l'ensemble, un peu de surprise certes mais...
L'écriture est simple même si parfois un peu lourde, des passages soporiphiques à souhait mais une plume qui met bien avant les sensations du personnage, ses sentiments vis à vis de ses découvertes... De l'errance psychologique, un côté humain touchant mais qui ne sauvent en rien cet ouvrage. D'accord, on peut noter aussi le combat entre le bien et le mal pour la plupart des personnages (Rainer, Rob, Amédée...) mais rien n'y fait, pas le moindre sentiment d'envolée littéraire, rien... mis à part la hâte d'en découdre...
"Une ombre, sans doute" ou la nuit entière sur ce livre....
Par Mayennais - Publié dans : Critiques
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Mercredi 11 février 2009 3 11 /02 /Fév /2009 11:32
Chaque homme se souvient plus ou moins de son premier coup de coeur, de son premier-rendez, de ses premiers fantasmes, tant d'éléments que notre mémoire met en réserve sans qu'on ne s'en rende compte.
"Le coeur ouvert" de Fanny Carel (Ed Mercure de France) nous plonge dans l'adolescence de la petite Fanny, jeune Montpelliéraine de 16 ans, qui, assise sur une plage, découvre la notion du coup de foudre quand un bel apollon sort de l'eau, totalement nu. A partir d'ci, toutes ses pensées se tournent vers cette vision incroyable et le désir de le rencontrer. Comme dans tout bon roman, quelques péripéties viennent chahuter notre héroïne (maladie cardiaque, psychologique...) puis finalement, grâce à ce lien qui la relit à la terre, tombe sur son "Raphaël" et une autre histoire débute...
Ce roman, bourré de bons mots, d'humour, de sentiments débute sur un rythme soutenu mais s'essoufle rapidement pour avoir finalement des difficultés à terminer. Malgré une écriture poétique (scènes des effleurements...) et des passages relevés, l'ennui nous attrape après le cap fatidique des 100 pages.
L'auteur aborde directement le mythe du premier amour, de l'icône que demeure le prince charmant avec humour mais le courant, malheureusement ne prend pas. Une impression redoutable de tourner inlassablement en rond, de lire des lignes déjà lues auparavant.
Un roman parmi tant d'autres, qui ne résistera aux futures lectures.
Par Mayennais - Publié dans : Critiques
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Lundi 9 février 2009 1 09 /02 /Fév /2009 07:35
Je ne vais pas refaire éternellement les mêmes introductions concernant les livres sur le Che, allons directement au but.
"Che Guevara, une braise qui brûle encore" d'Olivier Besancenot-Michael Lowy (Ed Mille et une nuits) est un ouvrage qui se concentre plus particulièrement sur la pensée politique, sur les idées, les valeurs, les porpositions et les rêves du Che.
Je ne pense pas qu'on puisse véritablement faire une critique d'un tel bouquin puisqu'il s'agit plus d'une aide à la compréhension d'un homme complexe, d'un éclairage sur ses actes, bons ou mauvais, les auteurs ne faisant point de cette figure une idôle, une icône, un demi-dieu... Ce que l'on aurait pu craindre.
Les co-auteurs signent, avec une documentation fournie, des exemples nombreux, des explications claires, un portrait politique et psychologique ciselé, revenant sur les idées reçues (réelles ou erronées) propagées au fil des générations.
De petits extraits limpides : "Ernesto Che Guevara n'était ni un saint, ni un surhomme, ni un chef infaillible: il était un homme comme les autres, avec ses forces et ses faiblesses, ses lucidités et ses aveuglements... Mais il avait cette qualité rare chez les acteurs de la scène politique; la cohérence entre les paroles et les actes, les idées et les pratiques, la pensée et l'action", "Pour lui, un courant d'idées dont l'essence repose sur l'esprit critique ne peut prendre son sens que si chacun y adhère librement, par sa propre réflexion." et cette dernière "les idées, on ne les tue pas à coups de matraque".
Pour conclure, un très bon livre pour tous ceux qui veulent étudier plus profondément cette figure emblématique du XX siècle.
Par Mayennais - Publié dans : Critiques
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Samedi 7 février 2009 6 07 /02 /Fév /2009 07:27
Qui n'a jamais rêvé d'évoluer sous une autre identité, de faire les quatre-cent coups en toute impunité, de s'amuser avec le monde entier?
"Tom" de Paul Pavlowitch (Ed Ramsay) nous narre l'histoire de cet homme Thomas Phelps Ripley (que les lecteurs de Patricia Highsmith connaissent certainement ), qui après une enfance extrêmement diffcile dans les années 1950 aux Etats-unis (mort de ses parents et l'abandon éducatif de ses tantes) se forge un destin d'aventurier, d'imposteur et de meurtrier...
Tom alias George McAlpin, Robert Fanshaw, Daniel Stevens (...) créa son existence en fonction de ses besoins et au fil de ses envies. Après avoir tué le fils Greenleaf, il modifie son testament afin qu'une somme d'argent considérable lui permette de vivre confortablement un bon moment en attendant la suite. A partir d'ici, la vie du héros bascule, les magouilles et les assassinats se suivent avec entre-temps une relation amoureuse servant plus de couverture.
Ce petit livre est agréable à lire ; écriture fluide, simple, tranchante avec des notes historiques précises nous replongeant dans la politique de l'époque, mais en dehors de ces éléments, les cinquantes premières sont âpres à avaler, des envies de pause nous submergent puis comme par enchantement, la sauce prend enfin avec le désir latent de connaître le dénouement. 
De plus l'auteur nous offre de petites perles philosophiques incitant à nous poser les bonnes questions. Petits passages "Il ne deviendrait pas un adulte normal.Il avait pris trop de retard, ou d'écart, si l'on préfère. Trop tard dès le début. Il ne pouvait que se défiler." ou "Eliminer quelqu'un contre rétribution alors qu'on est à l'agonie et qu'on ne laissera derrière soi que misère et désolation: déjà c'est une option qui demande réflexion. Là-dessus, si on vous précise qu'il s'agit d'un mafieux... L'affreuse opportunité devient espoir." et enfin, celle-ci qu'on trouve sur la quatrième de couverture "Qu'on ne s'y trompe pas: il n'est pas prétentieux, Tom. Il essaie sur lui les éléments épars, pêchés au hasard, d'une autre vie, comme on essayerait un veston de bonne coupe ou un couvre-chef de qualité."
Par Mayennais - Publié dans : Critiques
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Jeudi 5 février 2009 4 05 /02 /Fév /2009 07:21
Il existe des personnes qui resteront à jamais gravées dans l'histoire de l'humanité mais évitons de revenir sur l'accaparation que les médias, les commerciaux ont fait de l'image de cet homme, mais les écrits demeurent et perdurent, n'est-ce pas là l'essentiel?
"Journal de Bolivie" d'Ernesto Che Guevara (Ed Maspero et Milles et une nuits) est le carnet de note que portait le commandant le jour de sa mort, le 8 octobre 1967 à Valle Grande (Bolivie pour les incultes!).
On retrouve en lisant ces lignes la force morale démesurée de l'homme pour son combat. Sa conviction de mener une lutte raisonnée pour libérer les esclaves d'un joug impérialiste, ici contre le gouvernement militaire de Barrientos, est inébranlable. Avec ces notes, le côté humain du révolutionnaire éclate à la lumière, intraitable envers son corps (souffrant d'asthme), dur envers ses compagnons de lutte (qui'ls soient cubains ou autres), essayant de ne rien laisser au hasard et protégeant la vie de ses guérilleros coûte que coûte.
Cette face humaine est restée trop longtemps dans l'ombre, trop souvent mise de côté pour faire du Che un dieu vivant, une icône, un produit commercial, un mythe et comme il le note lui-même dans l'analyse du mois de juin 1967 "La légende de la guérilla prend des proportions fabuleuses, nous sommes devenus des surhommes invincibles."
Bien évidemment, le Che était avant tout un homme même si certain ont tendance à l'oublier.
Petit extrait " Au début de la marche, j'ai été pris d'une forte colique, avec vomissement et diarrhée. On l'a arrêtée au demerol et j'ai perdu la notion de tout tandis qu'on m'emportait dans un hamac: quand je me suis réveillé j'étais très soulagé mais j'avais fait sous moi comme un nourrisson. On m'a prêté un pantalon mais faute d'eau je pue la merde à une lieue".
Je recommanderai ce bouquin à toutes les personnes souhaitant entrer un peu plus profondément dans la pensée du Che mais le déconseillerai à toutes celles qui voudraient le lire sans avoir un minimum de connaissances sur l'homme, sa révolution cubaine, ses alliances... elles risqueraient fort de refermer ce livre sans le terminer.
Par Mayennais - Publié dans : Critiques
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  • Mayennais
  • Avec les mots on ne se méfie jamais assez.
  • Homme
  • 31/07/1984
  • Histoires de livres... Critiques dithyrambiques ou assassines... Coups de coeurs et coups de gueules... Engueulez-moi si vous en avez envie! Félicitez-moi dans le cas contraire, cela n'engage à rien. Un sourire virtuel gratuit.

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